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Etienne Courbin

La biographie d'Etienne Courbin

Chapitre II.
Je m'instruis à l'école Mazel...

(Eveline Courbin)

A 11 ans, je dis un jour à mon père:

- "Papa, tu devrais m'envoyer à l'école."

Mon père partait aussitôt m'inscrire à l'école Mazel du Sig. Pour plus de facilités, j'habitais au Sig chez ma soeur Julie avec Caroline et Marie. Julie avait hérité d'une amie, d'une grande maison, de magasins et des terres situées du côté du grand barrage. Cette amie était très malade. Ma soeur s'en occupait beaucoup, aussi à sa mort, elle lui léguait tous ses biens. Ma grand mère maternelle habitait aussi au Sig, mais je préférais rester chez Julie avec mes soeurs. Lorsque je commençais mon année scolaire dans la classe de Madame Bénichou, c'est à dire au cours préparatoire, j'étais avec des petits de 6 ans. J'étais bien grand à 11 ans et j'étais gêné d'être avec des plus petits.

Trois mois plus tard, on me faisait passer dans la classe supérieure, celle de Mademoiselle Trouvé. C'est à dire au cours élémentaire 1ère année. Au mois de mai de cette même année, Mademoiselle Trouvé me prit à part:

- "A la rentrée, au mois d'octobre, on va me confier la classe de 6ème. Ce serait bien si tu pouvais me suivre..."

J'aimais bien Mademoiselle Trouvé. Elle s'occupait beaucoup de moi.

A la rentrée suivante, le directeur Monsieur Mazel me mettait avec un instituteur que je n'aimais pas. Il me faisait fermer les doigts et me taper dessus avec une règle. Je n'appréciais pas du tout. 3 jours plus tard, je rejoignais à nouveau la classe de Mademoiselle Trouvé. En définitive, j'avais sauté 4 classes et je me retrouvais pour ma deuxième année scolaire, en classe de 6ème. Par contre, pour y arriver, je travaillais énormément. Mademoiselle Trouvé me faisait faire des heures supplémentaires pour me mettre à niveau. En sortant de l'école, d'abord je m'arrêtais à l'épicerie pour m'acheter des noix, des dattes et du pain pour mon goûter, ensuite, je continuais à travailler avec un ami, Adri Mustapha, qui venait à la maison. Je lisais toujours, j'écrivais sans arrêt et Adri me faisait faire aussi des dessins sur pierres car j'aimais beaucoup dessiner. Je travaillais tant, qu'au classement, j'étais toujours dans les trois premiers, et je finissais l'année avec Mademoiselle Trouvé en beauté, surtout avec les félicitations du directeur.

L'année suivante, j'avais donc 13 ans, je rentrais en classe de 5ème avec Monsieur Pons. Monsieur Pons me faisait énormément travailler aussi. Adri Mustapha venait encore le soir chez Julie me donner des heures supplémentaires.

C'était aussi l'année où mes parents avaient déménagé. Ils avaient quitté le grand barrage pour venir s'installer au petit barrage.

Un mercredi après midi, Monsieur Pons avait accroché au tableau une étoile en plâtre faite par un élève d'une classe supérieure. Il nous demandait de la dessiner. Il nous notait et j'obtenais 7,5/10 alors que les autres avaient obtenu un maximum de 4/10. Un élève fut envoyé par Monsieur Pons pour replacer l'étoile dans sa classe d'origine. En sortant de l'école et avant de repartir pour le petit barrage avec mon père, je m'arrêtais acheter 3 Kg de plâtre. Arrivé à la maison, je refais exactement la même étoile que celle du dessin. Le lendemain matin, je partais de bonne heure à l'école et la plaçais sur le tableau. Monsieur Pons, en entrant, crut d'abord que c'était l'étoile en plâtre de la veille que l'on n'avait pas remise en place. Il interpellait l'élève chargé de cette mission mais se rendait vite à l'évidence que c'était mon oeuvre. Il me félicitait et montrait l'étoile à toutes les classes de l'école.

L'été arriva et je le passais dans la nouvelle maison de mes parents, au petit barrage. Le petit barrage se trouvait seulement à 3 kilomètres du Sig. Mes parents y vivaient très heureux. Pour les besoins de la maison, ils avaient un grand jardin potager. Mon père y cultivait tous les légumes. Il y avait aussi beaucoup d'arbres fruitiers. Mon père avait cessé ses activités telles que l'alfa, le charbon et les piquets de vigne. Par contre, il avait acheté une carriole avec une belle jument blanche.

En Septembre, je retournais à l'école dans la classe de Monsieur Pons pour présenter mon certificat d'étude, pour lequel j'avais beaucoup travaillé. Je l'obtenais avec la mention ?Bien." Monsieur Pons me félicitait:

- "Reviendras tu à l'école à la rentrée."

- "Sûrement, je le souhaite très fort."

Au mois d'Août 1920, mon père tombait malade. Il avait une congestion pulmonaire et malgré les ventouses et les médicaments de l'époque, sa maladie ne fit qu'empirer. Lorsque son cas s'aggrava, je retournais au Sig chercher le docteur avec la carriole. Celui-ci, occupé, me faisait bien attendre une heure avant de se décider à venir avec moi. En chemin, on rencontrait Abdallah:

- "Ton père vient de mourir."

- "C'est bien la peine de m'avoir dérangé pour rien." ajoutait le docteur.

Après l'enterrement, je repartais aussitôt au petit barrage avec Abdallah qui occupait une chambre de la maison afin de ne pas me laisser seul. Je gardais le petit barrage à la place de mon père. Mon frère Jules ne souhaitait pas venir avec moi et préférait rester au Sig chez mes soeurs afin de trouver du travail.

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